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23.02.2006
L'UDF : au miyeu !
Il y a quelques jours les députés UDF et François Bayrou affirment qu'ils désapprouvent le CPE mais refusent de voter la motion de censure. La raison avancée est "nous ne souhaitons pas mélanger nos voix à celles de la gauche".
On peut comprendre que l'UDF ne souhaite pas trop se brouiller avec ses anciens amis de l'UMP et qu'elle n'a peut-être pas encore totalement coupé le cordon mais la raison évoquée ci-dessus qui me fait tout de même me poser des questions :
Les députés ne doivent-ils pas agir/voter en fonction de leurs opinions politiques et de leur avis sur la loi et non en fonction de futilités aussi ridicules ? A partir du moment où il faut se prononcer sur un projet de loi, la responsabilité des politiques est, selon moi, de voter en fonction de leurs convictions et des conséquences qu'impliquent leurs décisions. Ce sont les célèbres "éthique de conviction" et "éthique de responsabilité" décrites par Max WEBER dans son ouvrage L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme.
On peut alors se demander si un parti incapable de faire son choix sur un projet de loi sera capable de faire des choix s'il est un jour au pouvoir !?
17:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
L'UDF, et quoi qu'en dise aujourd'hui Bayrou, est fondamentalement de droite dans toutes ses fibres : elle a fondée par Giscard et a compté dans ses rangs des gens comme Madelin et Villers.
Le seul vrai choix que ce parti doit faire, c'est de s'assumer une bonne fois pour toute et reconnaitre son appartenance à la droite parlementaire.
Quant à ta question sur sa capacité à faire des choix s'il arrive au pouvoir, je préfère ne pas y répondre : cela sous-entendrait que j'imagine l'UDF capable d'arriver seule au pouvoir :-)))
Ecrit par : Nico2312 | 23.02.2006
Pour info, l'argumentation de M. Bayrou sur la motion de censure peut-être trouvée ici :
http://www.udf.org/discours/bayrou_210206.html
"Nous croyons qu’en ces temps d’inquiétude, notre mission n’est pas de répandre la précarité, ni pour le salarié, ni pour l’entreprise.
Nous croyons que les Français et la France ont à l’esprit et au cœur un tout autre modèle, où les rapports entre le salarié et l’entreprise sont équilibrés, où l’entreprise est libre et respectée, où on l’aide au lieu de la brider, en tout cas où on la laisse vivre."
Ecrit par : FrédéricLN | 23.02.2006
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