24.02.2006

La bêtise (Jacques Brel)

La bêtise, c'est de la paresse.
La bêtise, c'est un type qui vit et qui se dit
« je vis, je vais bien, ça me suffit ».
Il ne se botte pas le cul tous les matins en se disant
« c'est pas assez, tu ne sais pas assez de choses,
tu ne vois pas assez de choses,
tu ne fais pas assez de choses ! »
C'est de la paresse, je crois, la bêtise.
Une espèce de graisse autour du coeur,
une graisse autour du cerveau...

Jacques Brel.

23.02.2006

Bonne nouvelle !

Une entreprise condamnée pour rupture abusive d'un CNE


AP | 22.02.06 | 13:31
PARIS (AP) -- Le Conseil des Prud'hommes de Longjumeau (Essonne) a condamné une entreprise et sa succursale pour rupture abusive d'un CDI et d'un contrat nouvelles embauches (CNE), selon un communiqué de la CGT diffusé mercredi.
Le contrat nouvelles embauches est entré en vigueur le 4 août 2005 pour les entreprises comptant jusqu'à 20 salariés. Il permet d'embaucher un employé et de rompre le contrat sans avoir à se justifier durant les deux premières années.
Dans le cas présent, la première entreprise avait rompu le CDI du salarié concerné le 6 août 2005 à l'issue de sa période d'essai, et sa succursale -qui possède la même direction et la même activité-l'avait immédiatement repris en CNE pour finalement le licencier le 30 août.
Dans son jugement rendu lundi, le Conseil des Prud'hommes estime notamment que le CNE est destiné à "favoriser de nouvelles embauches", et "ne peut être utilisé dans le seul but de précariser la situation d'un salarié et d'éluder le droit du licenciement".
Or, le Conseil juge que la deuxième entreprise "intimement liée à la première", "connaissait exactement les qualités professionnelles du salarié", et qu'en conséquence l'embaucher en CNE pour le remercier moins d'un mois plus tard "induit une précarisation de la situation du salarié qui n'est en aucun cas justifiée par l'intérêt de l'employeur".
En outre, la première entreprise a été condamnée pour rupture abusive de la période d'essai du CDI. Les deux entreprises ont été condamnées à verser chacune 8.220 euros au salarié.
"Le juge a mis en évidence le détournement d'utilisation du CNE et le caractère abusif de la rupture", se félicite la CGT. Mais pour la confédération, "c'est le principe même du CNE qui est porteur de telles dérives: en supprimant les garanties entourant le licenciement, il favorise tous les comportements patronaux arbitraires".
Selon la CGT, "le jugement de Longjumeau n'est que le premier d'une série qui s'annonce longue". AP

L'UDF : au miyeu !

Il y a quelques jours les députés UDF et François Bayrou affirment qu'ils désapprouvent le CPE mais refusent de voter la motion de censure. La raison avancée est "nous ne souhaitons pas mélanger nos voix à celles de la gauche".
On peut comprendre que l'UDF ne souhaite pas trop se brouiller avec ses anciens amis de l'UMP et qu'elle n'a peut-être pas encore totalement coupé le cordon mais la raison évoquée ci-dessus qui me fait tout de même me poser des questions :

Les députés ne doivent-ils pas agir/voter en fonction de leurs opinions politiques et de leur avis sur la loi et non en fonction de futilités aussi ridicules ? A partir du moment où il faut se prononcer sur un projet de loi, la responsabilité des politiques est, selon moi, de voter en fonction de leurs convictions et des conséquences qu'impliquent leurs décisions. Ce sont les célèbres "éthique de conviction" et "éthique de responsabilité" décrites par Max WEBER dans son ouvrage L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme.

On peut alors se demander si un parti incapable de faire son choix sur un projet de loi sera capable de faire des choix s'il est un jour au pouvoir !?